Illusions et Tromperies en Islam - Lyess Chacal - Edition Oryms

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Illusions et Tromperies en Islam

Une étude des vanités humaines dans "Revivification des sciences de la religion" d'Abu Hamid Al Ghazali (1058- 1111)

LYESS CHACAL

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La présente étude sur l'illusion et la tromperie en islam (gurur) situe le propos dans une perspective particulièrement riche à la frontière entre l'éthique et la mystique. Il aborde, en effet, les questions de la nature du péché à ses niveaux les plus subtils, des finalités de la Loi religieuse, des ambiguïtés de la voie spirituelle, bref, il s'ouvre sur presque la totalité des interrogations théologiques et juridiques de l'islam sunnite. Les textes étudiés ici du grand théologien Abu Hamid al-Ghazali (10581111), que l'Occident chrétien connaissait déjà sous le nom d'Algazel, contiennent une description fort nuancée de la séduction de ce bas monde. Al-Ghazali interpelle la conscience humaine; il a, en effet, une piètre idée de la nature humaine qui n'est, selon lui, que tromperie, orgueil, suffisance, hypocrisie et ostentation. L'homme en devient, ainsi, une proie facile pour le Diable qui se joue de ses faiblesses, d'autant plus facilement que ces travers sont inhérents au genre humain. Cette étude a le mérite d'avoir resitué la pensée de Al-Ghazali dans une perspective plus large en s'intéressant au Coran et aux versets qui traitent de l'illusion du monde. Ensuite, en abordant l'apport des Anciens dans la pensée de cet auteur, tout en consacrant une partie à la vanité telle que mentionnée dans l'Ecclésiaste ou chez Augustin. Avant de terminer, enfin, par la prolongation de ses idées chez des auteurs postérieurs. Le lecteur sera surpris, très certainement, par le caractère universel des idées pénétrantes d'Illusion et tromperie en islam qui aurait très bien pu s'intituler « illusion et tromperie » tout court.

Extrait du livre : 

 

"Nous avons choisi d’analyser, en préambule, cette Risala d’al Jaahiz, traduite par Charles Pellat. Il nous paraissait important de nous y intéresser pour mesurer la façon dont le kibr avait été abordé en des temps plus éloignés et relever, si besoin était, les éventuelles différences théoriques entre les deux auteurs. Le jugement que porte Jahiz sur les individus qui se caractérisent par une trop haute opinion d’eux-mêmes (fatuité ou ‘ujb), qui sont aveuglés par un orgueil et un égocentrisme démesurés est d’une très grande sévérité.

En effet, les termes employés sont on ne peut plus explicites. En exprimant sa réprobation de l’orgueil al-Jahiz expose le fond de sa pensée comme suit :

   « tout le monde sait que nous réprouvons ce (défaut), que nous sommes hostiles aux gens qui le possèdent, que nous les tenons à distance, que nous sommes étonné de leur (comportement) et que nous les repoussons ostensiblement ».

Les propos qui suivent vont même plus loin dans la réprobation de cet attribut humain si vil à ses yeux :

      « mais si nous disposions à leur égard du même pouvoir que le souverain, si nous avions, comme              les agents de l’Etat, la faculté d’exercer sur eux une contrainte, nous leur ferions subir à coups de bâton un châtiment épuisant et nous les jetterions en prison pour qu’ils ne puissent plus jamais recommencer. »

On peut s’étonner d’une telle sévérité et d’une telle posture à l’égard d’attitudes si répandues dans les sociétés humaines. Cela tient au fait qu’à défaut de se référer à un quelconque concept de péché originel étranger à la pensée islamique, la désobéissance d’Iblis à l’égard de l’injonction divine de se prosterner devant Adam est-elle, bien présentée dans le substrat culturel musulman."

Oryms
BOU3293

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